Comment devenir herboriste ?

Comment devenir herboriste ?

Depuis des décennies, le métier d’herboriste n’est plus officiellement reconnu en France. N’empêche, la plante a des vertus que même la raison ignore. Pour les amoureux des bienfaits de la plante, voici un zoom pour vous éclairer sur toutes les ficelles du métier de l’herboristerie.

Quelles sont les qualités pour devenir herboriste ?

Pour devenir herboriste, il faut avoir une certaine connaissance des plantes. Amoureux ou pas des vertus de la plante, l’herboriste est appelé à donner des conseils de santé à des personnes qui en ont besoin. Que ce soit pour soigner ou pour prévenir, l’herboriste doit faire preuve de professionnalisme et de discernement quant à la pratique de cette médecine naturelle. 

Il doit en outre disposer d’un espace pour cultiver et entreposer ses plantes. Aujourd’hui, les herboristes n’ont plus l’habitude de produire eux-mêmes les plantes qu’ils commercialisent sur le marché. À défaut, ils se dirigent vers des commerçants et achètent les plantes médicinales pour faire leurs tisanes et les revendre. 

Par ailleurs, l’herboriste doit développer certaines qualités essentielles dans son métier telles que :

  • l’empathie ;
  • l’écoute ;
  • la communication.

Comme le métier de naturopathe, un herboriste peut conseiller mais il n’est pas reconnu comme un médecin, même s’il est allé en école et qu’il est diplômé dans ces domaines. Il pratique son métier en tant que conseiller étant donné que le métier en lui-même n’est plus officiel. Alors, avec son statut de conseiller, il doit être à l’écoute de ses clients, les comprendre et discuter avec eux sur les mesures à prendre. 

Quelle formation ?

Il n’existe pas de matière spéciale dans les écoles classiques pour devenir herboriste. Cependant, des formations sont disponibles au sein de certaines écoles pour vous aider à apprendre les ficelles du métier. La plupart de ces formations s’étalent sur une durée de deux ans. Leur coût peut varier entre 600 et 3000 €.

Il existe aussi des formations en ligne ou en présentiel pour vous former. Bien sûr, ces formations sont payantes. Elles sont dirigées par des autoentrepreneurs désireux de vous apprendre le métier.  

Au terme de ces formations, si l’étudiant veut approfondir ses connaissances, il peut aussi s’inscrire dans une formation en phytothérapie. En effet, les cours de phytothérapie se rapprochent beaucoup de ceux du métier d’herboriste. Alors, avoir des connaissances dans ce domaine peut être bénéfique.

La formation en aromathérapie, qui utilise des huiles essentielles à des fins thérapeutiques est également une pratique complémentaire du métier. En France, la vente d’huiles essentielles est pratiquée par toutes les pharmacies. En effet, les pharmaciens ont eu accès à ces connaissances lors de leur années d’école et sont compétents pour répondre aux questions sur l’aromathérapie.

Comment obtenir son SIRET ?

Pour devenir un professionnel et exercer son métier, l’herboriste doit d’abord déclarer son activité. Ensuite, il doit obtenir son code SIRET. Pour l’obtenir, l’herboriste peut en faire la demande en ligne sur le site de l’INSEE. Ce code est en effet délivré gratuitement. 

Lorsque vous obtenez votre code SIRET, vous avez la possibilité d’effectuer un certain nombre de tâches. Par exemple, vous pouvez délivrer des factures et effectuer le suivi comptable de votre entreprise à travers un logiciel. De même, vous pouvez gérer légalement votre entreprise. Vous pourrez inclure dans votre travail la vente de plantes médicinales et mettre en place des stages si vous le souhaitez.

Quelles sont les missions d’un herboriste ?

L’herboriste est spécialisé dans la commercialisation des produits fabriqués à base des plantes. Il s’agit de vente de tisane à base de plantes, des gélules ou des huiles essentielles. Ce sont en effet des remèdes thérapeutiques pour soulager des problèmes d’inconforts que peuvent présenter ses clients.

L’herboriste apporte aussi des conseils pour améliorer le bien-être de sa clientèle. Il leur explique les vertus de chaque type de produits et leur recommande des plantes médicinales pour améliorer leur problème de santé. Il n’a pas le droit de prescrire des médicaments à ses clients, et encore moins d’indiquer comment il faut les consommer. 

Comment trouve-t-il ses clients ?

Comme pour chaque entrepreneur, afin de trouver des clients, l’herboriste peut utiliser le pouvoir du bouche-à-oreille. Depuis des décennies, cette méthode n’a cessé de faire ses preuves, notamment dans le domaine de l’herboristerie. Le conseiller herboriste doit donc beaucoup parler des bienfaits de ses produits naturels autour de lui. 

En outre, il peut concocter ses produits sous forme de tisane et les commercialiser dans les magasins bios ou sur les marchés. Il peut aussi les vendre dans les boutiques de bien-être. Il peut se rapprocher d’autre professionnels de médecine alternatives, comme les naturopathes ou les ergothérapeutes, ou bien les pharmaciens qui ont un rayon herboristerie dans leur boutique.

Enfin, pour obtenir plus de clientèle, l’herboriste a la possibilité de coopérer avec les médecins traditionnels. Les médecins peuvent recommander parfois des plantes à leurs clients. Ces produits doivent simplement servir de médecine complémentaire aux médicaments prescrits. 

Quel est son salaire ?

Le salaire d’un herboriste varie selon sa notoriété, son expertise et son statut. En tant qu’auto-entrepreneur en devenir, l’herboriste peut percevoir entre 1200 et 2000 € le mois. Au fur et à mesure que son entreprise prend de l’ampleur, l’herboriste peut toucher un salaire allant jusqu’à 3000 €.

Toutefois, l’herboriste peut exercer son métier en parallèle avec d’autres activités. Par exemple, s’il dispose d’un diplôme en phytothérapie, il peut animer des stages de formation aux plantes médicinales auprès des particuliers. Ainsi, il peut accumuler un bon revenu à la fin du mois. 

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